Quarante ans ? Et alors ?
Je ne veux pas en entendre parler
Lettre ouverte aux faiseurs de surprises
Par Fred, lundi 21 septembre 2009 à 21:08 :: Hum{e|o}ur ::#67
Je suis un con, qu’on se le dise, et à ce titre je suis capable du pire, c’est bien connu « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connait. » (Michel Audiard, les tontons flingueurs).
J’ai crié haut et fort que je ne voulais pas entendre parler de mes quarante ans. Je n’ai pas l’impression que le message soit bien passé, alors je vais préciser ma pensée.
Il y a maintenant plus de quinze ans (les plus vieux de mes copains s’en souviennent), j’ai émis l’idée que je ne souhaitais plus fêter mes anniversaires au delà de vingt-cinq ans, pour la plus simple des raisons, ça m’emmerde profondément de vieillir ; comme je n’ai pas le choix, je m’en accommode ; mais rien ne m’oblige à célébrer cela chaque année.
Dans quelques semaines, ce sont mes quarante ans qui s’annoncent, je ne peux pas imaginer chose plus désagréable. Je vais comme toujours passer le cap le plus distraitement possible, afin de ne pas trop m’y attarder. Mais si il y a une chose que je ne souhaite pas c’est une grande « messe » pour marquer cette date si ... importante. Beurk !
Une autre chose pour laquelle je suis très, mais alors là très con, j’ai horreur qu’on me fasse des surprises. Mais horreur au point de me fâcher avec quiconque m’en ferait une. Et là aussi, les plus vieux de mes copains peuvent en témoigner.
Alors la conjonction des deux : une fête surprise pour mes quarante ans, me glace d’effroi.
D’y penser, je m’imagine très bien, quitter le lieu de la surprise sans même me retourner. Ou alors rester, en faisant la gueule.
Oui, j’en suis capable, je l’ai déjà fait.
Maintenant posons nous une simple question : quel est le but d’organiser une fête surprise pour quelqu’un ? Lui faire plaisir !
Quel serait le résultat de m’organiser une fête surprise ? Me provoquer un vif déplaisir !
Alors quel posture adopter ? Ben aucune. Mais surtout ne rien prévoir.
Je vous en conjure, pas de surprise, d’aucune sorte que ce soit.
Je suis un con, qu’on se le dise.
Commentaires
+1
Je cosigne les yeux fermés ...et pourtant j ai tout lu ...
de toute façon cette année j’ai 30 ans ....
X. <---xavier
Ben moi je dis : PMCOK
bon, ben moi, je souhaite une fête grandiose et oui !!!! Mais comme ces dernières années, j’ai ENORMEMENT apprécié mes « co(n)mpères », j’aimerai beaucoup si possible, uniquement un gâteau commun ????????? A vous de voir...... Bises aux toujours trentenaires !!!!!! Lolo
Fredo, je te rejoins entièrement pour dénigrer ces célébrations d’anniversaire de naissance qui ne sont pas si surprise que ça pour l’intéressé qui connait son âge en général. Par solidarité avec mon épouse qui a horreur des visites surprises, pourtant légion dans ses terres latines où tout se fait à l’arrache, j’aime bien qu’on m’appelle au téléphone pour me prévenir 10 ans à l’avance de ce type d’intrusion dans mon deuil de décennie. Je n’ai aucune aucune nostalgie de mes 20 ans car je me sens mieux dans ma peau aujourd’hui à quelques mois de rejoindre le futur club de Fred...
J’ai plutôt le goût du souvenir des mes rencontres enrichissantes, d’avoir connu mes ancêtres nés au 19e siècle, d’avoir vécu à la même époque que Desproges, Gainsbourg, Brassens, etc ...
Je n’assisterai pas aux « 40 ans surprises » de Fred car je ne me souviens pas de son jour de naissance mais plutôt de son contigent « 93 8 » où grand blond aux yeux bleus style (a)lémanique, il gravit les échelons pour atteindre le grade de Caporal Chef aux 7e Bataillons de Crétins Alpins (on n’utilisait pas encore le terme de con au siècle dernier).
Je te donnerai néanmoins de mes nouvelles (surprises) prochainement. En attendant de célébrer tes 40 ans, avec les rois de la surprise party, je te dédie la chanson de brassens ci-dessous qui nous concerne tous un peu à chaque tournant de notre existence.
"Quand ils sont tous neufs, qu’ils sortent de l’oeuf, du cocon. Tous les jeunes blancs becs prennent les vieux mecs pour des cons.
Quand ils sont venus, les têtes chenues, les grisons. Tous les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons.
Moi qui balance entre deux âges Je leur adresse à tous un message.
Refrain : Le temps ne fait rien à l’affaire. Quand on est con, on est con ! Qu’on ait 20 ans, qu’on soit grand-père Quand on est con, on est con !
Entre vous plus de controverses, Cons caduques ou cons débutants.
Petits cons de la dernière averse Vieux cons des neiges d’antan
Vous les cons naissant, les cons innocents, les jeunes cons, Qui, ne le niez pas, prenez les papas pour des cons.
Vous les cons âgés, les cons usagés, les vieux cons. Qui, confessez-le, prenez les p’tits bleus pour des cons.
Méditez l’impartial message d’un qui balance entre deux âges."