Je suis un con, qu’on se le dise, et à ce titre je suis capable du pire, c’est bien connu «  Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connait.  » (Michel Audiard, les tontons flingueurs).

J’ai crié haut et fort que je ne voulais pas entendre parler de mes quarante ans. Je n’ai pas l’impression que le message soit bien passé, alors je vais préciser ma pensée.

Il y a maintenant plus de quinze ans (les plus vieux de mes copains s’en souviennent), j’ai émis l’idée que je ne souhaitais plus fêter mes anniversaires au delà de vingt-cinq ans, pour la plus simple des raisons, ça m’emmerde profondément de vieillir ; comme je n’ai pas le choix, je m’en accommode ; mais rien ne m’oblige à célébrer cela chaque année.

Dans quelques semaines, ce sont mes quarante ans qui s’annoncent, je ne peux pas imaginer chose plus désagréable. Je vais comme toujours passer le cap le plus distraitement possible, afin de ne pas trop m’y attarder. Mais si il y a une chose que je ne souhaite pas c’est une grande « messe » pour marquer cette date si ... importante. Beurk !

Une autre chose pour laquelle je suis très, mais alors là très con, j’ai horreur qu’on me fasse des surprises. Mais horreur au point de me fâcher avec quiconque m’en ferait une. Et là aussi, les plus vieux de mes copains peuvent en témoigner.

Alors la conjonction des deux : une fête surprise pour mes quarante ans, me glace d’effroi.

D’y penser, je m’imagine très bien, quitter le lieu de la surprise sans même me retourner. Ou alors rester, en faisant la gueule.

Oui, j’en suis capable, je l’ai déjà fait.

Maintenant posons nous une simple question : quel est le but d’organiser une fête surprise pour quelqu’un ? Lui faire plaisir !

Quel serait le résultat de m’organiser une fête surprise ? Me provoquer un vif déplaisir !

Alors quel posture adopter ? Ben aucune. Mais surtout ne rien prévoir.

Je vous en conjure, pas de surprise, d’aucune sorte que ce soit.

Je suis un con, qu’on se le dise.